Le monument commémoratif en France et ses dimensions historique civique et locale

 

« Le monument commémoratif en France

et

ses dimensions historique, civique et locale »

 

Septembre - Octobre- Novembre 2013

 

 

Le monument commémoratif marque le paysage de nos communes

 

La Première guerre mondiale qui se déroula de 1914 à 1918 est la principale guerre commémorée par les monuments aux morts. Cette guerre a mis en jeu plus de soldats, provoqué plus de décès et causé plus de destructions matérielles que toute guerre antérieure. Plus de 60 millions de soldats y ont pris part. Pendant cette guerre, environ 9 millions de personnes sont décédées et environ 8 millions sont devenues invalides.

Le deuil de la Grande Guerre a déterminé les communes à rendre hommage à leurs morts pour la Patrie. Dans les années 1920-1925, ce sont quelque 36 000 monuments aux morts qui furent érigés malgré les difficultés de la reconstruction. L'État est intervenu pour accorder des subventions et réglementer les édifications, les souscriptions populaires couvrant parfois la totalité des dépenses.

Les pertes massives (en France, il y eut 1,4 million de morts et 3 millions de blessés sur 8 millions de mobilisés, pour une population de 40 millions d'habitants) amènent, le plus souvent, non à glorifier la victoire, mais à honorer ceux qui ont perdu la vie.

Cet aspect est important, car la très grande majorité des monuments élevés à cette occasion le sont à l’initiative, ou au moins avec la participation financière des anciens combattants, qui formaient 90 % des hommes de 20 à 50 ans en France.

Leur motivation à continuer de se battre était l’espérance que cette guerre serait la dernière «  La Der des Ders », et que leur sacrifice ne serait pas vain ; les monuments sont aussi là, dans une certaine mesure, pour rappeler ce sacrifice.

Leur construction commence dans l’immédiat après-guerre . La plupart du temps, on ajoute à la liste des morts de la Grande Guerre par la suite ceux des autres conflits qui suivront. Dans les autres pays, les monuments restent très souvent collectifs : les listes de noms sont très rares .

La période principale de construction la plus intense s'est lors des années 1920 : 30 000 de 1918 à 1925 en France, soit quinze inaugurations par jour les trois premières années d’après-guerre.

 

Malvina, Anissa, Laureline, Jordan, Mathieu Laetitia, Manon

 

Le monument aux morts est un référent de la vie civique dans nos communes

 

Lieu de mémoire placé au centre du village, au voisinage de la mairie ou de l′église, parfois entre les deux, porteur d′une symbolique collective, le monument aux morts de la Première Guerre mondiale est un référent de la vie civique.

Par son ancrage résolument local, en resserrant les liens de la communauté autour d′un passé douloureux , il permet, en outre, de porter un regard collectif sur l′histoire locale et celle de la Nation confondue .

 

Bien souvent financés en partie à l′aide de la souscription publique, les monuments érigés, selon la formule consacrée, « à la mémoire des enfants morts pour la France [ou] pour la Patrie », ont fait systématiquement l′objet d′une délibération du conseil municipal qui inscrivait cette dépense au budget de la commune.

Les projets retenus devaient alors passer au crible d′une commission de contrôle départementale . Il incombait à cette commission d′émettre un avis favorable ou défavorable au regard de critères fixés par une commission nationale. En cela la France se distingue des autres pays notamment en Grande Bretagne où une plus grande liberté était laissé sur la forme du monument.

Revêtus de l′approbation de l′autorité préfectorale, les projets donnaient lieu à la rédaction d′un contrat de gré-à-gré entre la commune, d′une part, représentée par le maire, et le maitre d'oeuvre d'autre part, incluant un cahier des charges ainsi qu′un délai de livraison.

L′édification d′un tel monument donnait lieu à une inauguration, suivie parfois d′un banquet républicain.

 

Jeyson, Margaux, Candice, Tim, Romain, Matéo, Emma

 

Les types de monuments aux morts de 14-18

 

Erigés principalement entre 1920 et 1925, les monuments aux morts de la Grande Guerre ont donné lieu à une production variée, allant de la simple stèle ou de la simple plaque commémorative apposée sur un mur à la composition monumentale d′un artiste, en passant par une large gamme d′oeuvres de série ou préfabriquées figurant dans des catalogues de fonderies mis à la disposition des commanditaires . La forme, la taille et l′ornementation des monuments aux morts étaient conditionnées par les ressources dont disposaient les communes.

En revanche, que ce soit dans sa version la plus minimaliste, rencontrée généralement dans les communes les moins peuplées une plaque ou une stèle gravée , ou dans sa version monumentale par exemple celui de Montauban exécuté par Antoine Emile Bourdelle, le monument présente systématiquement une inscription commémorative associée à la liste des noms des victimes de la Grande Guerre. Dans un souci d′égalité procédant d′une guerre de masse, les grades ou les distinctions ne figurèrent que très rarement sur les monuments.

 

Les communes étudiées dépendant de notre collège offre toute la gamme des monuments réalisés à cette époque qui comprend six genres différents , la stèle gravée, l'obélisque, la figure du poilu, les attributs de l'armée et de la victoire, les figures du patriotisme et l'expression de la douleur.

 

La version la plus minimaliste, rencontrée généralement dans les communes les moins peuplées comme Pompignan comprend une stèle gravée .

 

Le type de monument aux morts le plus répandu fut sans conteste le monument en forme d′obélisque , le monument de la commune de Canals répond à cette optique .

 

Ce conflit ayant été la première « guerre de masse », la production funéraire mit également l′accent sur la figure du poilu comme nous le voyons pour le monument aux morts de la ville de Verdun sur Garonne , un soldat avec tout son équipement dans le moindre détail qui charge à la baïonnette.

 

Le monument aux morts fut aussi toute une série de signes et d′attributs spécifiques à l′armée et à la victoire (croix et médailles de guerre, palmes de lauriers et de chênes, épée, etc.), la plupart des monuments que nous avons étudié de nos communes ont ce type d'attributs, nous citerons celui de la commune de Dieupentale, une obélisque ornée de l'ensemble de ces décorations.

 

Les monuments aux morts furent aussi le prétexte à la mise en scène de figures spécifiques du patriotisme tel le coq gaulois comme pour celui de la commune de Bessens qui a de plus la particularité de réunir les autres attributs cités précédemment comme l'obélisque en pierre, la statue d'un poilu au repos sur un côté, les palmes de la victoire et la croix de guerre à son sommet.

 

La vague des monuments aux morts de la Grande Guerre laissa aussi une place à la création artistique, à condition que celle-ci ne dérogea pas aux prescriptions en vigueur. Une création montrant l′expression de la douleur que connurent alors bien des familles face à la perte d′un être cher comme c'est le cas pour le monument de la ville de Grisolles.

 

Killian, Eva, Ryan, Evane, Alexandre, Marylou, Romane

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exemples de monuments français étudiés par notre partenaire britannique

 

War Memorial in Toulouse

 

It's a memorial to all the victims in the first World War from the Haute Garonne region of which Toulouse is the capital.

It's shaped like an arch and on the inside there are stone sculptures of victorious soldiers and on the other side there is a sculpture of an angel with " la victoire" which means victory.

Inside the memoriel it has reefs on the ceiling above the la victoire which is above the angel.

The monument represents victory , the munument has big pillars and is very big compared to the ones in England , even the memorial in London ( our capital city) isn't that big.

War Memorial in Montauban de Picardie

 

This is World War one memorial in the town Montauban de Picardie (80) . It is a memorial for all soldiers from Liverpool and Manchester. On the memorial it has the words.

 

" To the glorious memory of the Liverpool and Manchester Pals who as part of the 30th division liberated this village

1 july 1916"

 

 

This is cemetery located in Montauban de Picardie (80).

 

A cemetery of soldiers killed in the Somme. There are about 583 deaths.It is quarry cemetery.

Cemetery of Etrépilly

 

In the small twn of Etrépilly there is a cemetery where a war memorial was erected and currently there 534 soldiers that lie there today. The Corps of Military Engeineers were the ones to erect the monument for the soldiers. This memorial was taken down in 1927 and then re built in 1944. It was originally taken down due to incorrect information. Eterpilly is a greatly populated area and therefore many people have seen it and it is a well visited place by many relatives of soldiers. There are other beautiful ceremonies to commemorate the soldiers. Their legend still lives on in Etrepilly.

 

This is a memorial for the British army's 37th division but this one is located in northern France.

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