L'Eté 1914 La France entre la guerre et la paix

L'Ete 14, un Ete pas comme les autres

 

Le 28 juin 1914 fut assassiné l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche à Sarajevo par un nationaliste serbe. Cet assassinat politique n'empêcha pas l'été de suivre son cours habituel. Pourtant le 23 juillet, l'Autriche adressa un ultimatum à la Serbie. Tout le monde pensait que c'était juste une crise régionale. Le 30 juillet, la Russie se mobilisa. La machine de guerre s'ébranle, il ne sera plus possible de l'arrêter.

 

Le roi de Prusse proclamé Empereur d'allemagne dans la galerie des Glaces du château de Versailles, humiliation que les français n'oublieront pas

 

« L'Eté 1914 , la France entre la guerre et la Paix »

Le Général en chef français Joffre

Pendant l'Eté 14 deux options pour la France se sont fait face, la guerre nourrie par une volonté de revanche sur 1870 et la paix défendue par Jean Jaurès

 

Le souvenir de 1870: une volonté de revanche

 

En 1870, une guerre éclate entre la France et les états allemands conduits par la Prusse.

Le 2 septembre une partie de l'armée capitule et l'empereur Napoléon III devient prisonnier.

Le second empire est renverser et la IIIeme République est proclamée.

A cause de cette guerre la France perd une partie de son territoire, l’Alsace et un morceau de la Lorraine. Cette guerre créera des tensions entre les deux pays, nourrissant un esprit de revanche dans l'opinion française.

 

 

 

Jaurès s'oppose à la guerre

 

Jean Jaurès est un homme politique français, né à Castres (Tarn) le 3 Septembre 1859 et assassiné à Paris le 31 Juillet 1914. Orateur et parlementaire socialiste, il s’est notamment illustré par son pacifisme et son opposition à une nouvelle guerre.

 

Il débute sa carrière politique comme député républicain mais finit définitivement au socialisme après la grève des mineurs de Carmaux dans les mines de charbons.

 

Il prend la défense de Dreyfus dans un climat antisémite et militariste violent, faisant paraitre « les preuves de son innocence »

 

Farouche partisan de l’unité socialiste , il est l’un des principaux artisans de la fusion des différentes sensibilités de gauche au sein de la SFIO (Section Française de l’International Ouvrière) et du journal L’Humanité qu’il a crée.

 

Anticolonialiste, pacifiste , il s’insurge contre l’entrée en guerre de la France en 1914 ; raison pour laquelle Jean Jaurès fut assassiné le 31 Juillet 1914 ( trois jours avant les hostilités) , par un nationaliste , Raoul Villain, au Café Croissant à Paris. Le meurtrier avoue avoir éliminé « un ennemi de son pays »

 

Jean Jaurès a marqué ses contemporains par son éloquence. Peu soucieux de son apparence, rien n’était plus important pour lui que les idées.

Conscient des menaces qui pesaient sur lui la veille du premier conflit mondial, ce grand humaniste visionnaire à défendu jusqu’au bout ses convictions !

 

« Le courage,c’est de chercher la vérité et de la dire »

 

Florian, Hugo, Lucas, Adriana, Camille, Léana, Lallie, Chloé

Le jeu des alliances entraîna l'Europe dans une guerre que l'on imaginait violente, certes, mais courte. La guerre avait commencé pendant le temps des moissons, le temps des illusions, le temps où l'on pensait en haut lieu pouvoir vaincre rapidement les armées allemandes, avec l'allié russe, mais qui était en fait surestimé. Du 21 au 23 août se produisit la « bataille de rencontre », c'est-à-dire non-organisé par l'un ou l'autre camp. Le nombre des tués français atteignit des records avec 40 000 morts français en 3 jours. Les populations sont plutôt graves et résignés.

 

Le plan XVII de l'état-major français avait organisé une vigoureuse offensive en Lorraine destinée à reconquérir les territoires perdus en 1871.

Mais après Charleroi et d'autres revers devant le rouleau compresseur allemand, la bataille des frontières fut considérée comme perdue.

 

 

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