La guerre vue et vécue depuis l'Aisne et la Picardie occupées

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Les témoignages de l'occupation et de la Grande Guerre

 

I/ Les cartes postales et les autres images de la Guerre

 

A. Une carte qui permet de voyager dans le temps

 

Notre collège se situe à La Capelle, un petit village du Nord de l'Aisne en Picardie. Durant la Grande Guerre de 14-18, notre village était dans la zone occupée par les Allemands.

L'occupation et la guerre nous sont connues par de nombreuses sources iconographiques comme des photographies, des cartes postales, le paysage ou encore des peintures.

 

En intégrant ces images dans une carte virtuelle on obtient un aperçu de ce qu'a été la guerre dans notre région.

 

 

 

B. D'autres traces de l'occupation : les textes historiques.

 

 

 

Photographie en noir et blanc de l’occupation allemande de La capelle

 

On observe au premier plan des charrettes qui auraient pu porter des produits réquisitionnés par les allemands. Cette photographie montre les Capellois durant l’occupation. Il semble former une file qui se rend dans un bâtiment à l’arrière plan. Cela peut être de réquisition, c'est-à-dire le fait de donner des produits demandé par l’occupant allemand.

 

Les réquisitions sont nombreuses : produits agricoles, alimentaires, outillage, draps… L’autre hypothèse est que les Capellois se rendent au rationnement car les allemands ne les laissent pas consommer comme ils veulent. Chacun reçoit des bons qui lui permettent d’acheter des produits.

 

Nous avons trouvé une affiche de réquisition allemande envers les Français qui ordonne à la population de livrer tous les matelas de laine (pure). Ils doivent les amener dans une halle. Mais si la population ne les livre pas ou les dissimule, elle sera punie d’une amende de 500 marks ou de 50 jours de prison.

 

On a également observé une autre réquisition :

 

Le 9 juillet 1916, à le Thour, les allemands réquisitionnent les chevaux, les ustensiles en cuivre, nickel, plomb, étain, zinc … Ceux qui ne leur amèneront pas ou les dissimuleraient seront passibles de 5 ans de prison et de 10.000 marks d’amende.

 

On imagine que cela était dur pour les habitants de devoir donner autant de produit surtout en passant qu’ils allaient servir à la guerre contre d’autres Français.

 

Enfin, on trouve aussi une condamnation à mort de Léon et d’autres hommes accusés d’espionnage envers les Allemands le 16 avril 1918.

Cela montre que l’occupation est violente et que les Allemands utilisent la peur pour contrôler la population. Les ordres et les condamnations à mort sont affiché dans la ville pour que personne n’oublie qui dirige et ce que l’on risque si on n’obéit pas.

 

II/ Le cas de Craonne : un village entièrement détruit par la Guerre

 

A. Les paysages de Craonne

 

 

Visionnez le diaporama que nous avons réalisé à la page

 

"Craonne: passé et présent"

 

 

B. La Chanson de Craonne un témoignage musical des horreurs de la Grande Guerre.

 

Voici une première analyse rapide de la chanson de Craonne qui témoigne de la Grande Guerre

de 14-18.

 

 

Présentation :

 

Ecrite après la Grande Guerre, la chanson de Craonne est un chant qui dénonce la dure vie des soldats. Elle fait également référence aux mutineries qui ont eu lieu sur le chemin des dames à partir de 1915. La chanson tire son nom du petit village de Craonne qui permet par le passe du plateau de Californie de monter sur le plateau dit du chemin des dames. C’est là que les tranchés

ont été creusées pendant la guerre. Les bombardements sont si importants que le village de Craonne a été entièrement détruit durant la Guerre. Certains disent que la chanson était chantée dans les tranchées et recueillie par Paul Vaillant-Couturier. Mais tous ne sont pas d’accord avec cette origine de la chanson. Il existe plusieurs versions de la chanson. Celle de Raymond Lefèbvre, une de François Cour, une de Robert Moignet, une de Henry Poulaille…

 

La chanson est composée de :

 

- 4 couplets.

- 2 refrains.

- 56 vers.

 

Description :

 

Couplet 1 : Les soldats vont reprendre le combat après un repos de 8 jours, mais ils ne veulent pas y aller. L’Adieu à tous leurs biens. La mort inutile.

 

Refrain : Les soldats font un adieu à tous les proches car ils savent qu’ils vont mourir.

 

Couplet 2 : Les soldats partent au front et ne savent pas s’ils reviendront. La pression inutile.

 

Couplet 3 : Les soldats espèrent la relève par un autre bataillon.

 

Couplet 4 : Ils dénoncent les « gros » de ne pas aller eux-mêmes se battre à leur place. Colère en vers les « gros ».

 

Refrain final : Les soldats ne supportent plus de mourir pour les « gros » et propose de se mettre en grève comme s’ils travaillaient dans une usine.

 

Analyse :

 

La chanson un chant engagé qui critique les conditions de vie des soldats et l’inutilité de leur sacrifice. Le vocabulaire est choisi en ce sens. Les chants lexicaux de la chanson sont : l’Horreur, le désespoir, la rage, la peur, la crainte, le dégout. La violence des termes et du sujet contraste avec la musique qui accompagne.

 

Elle est plus légère, fait pensé aux bals populaires. Ce contraste accentue encore plus le message de la chanson. Les paroles permettent de bien comprendre la situation de colère et d’épuisement

des soldats.

 

Les mutineries sont nombreuses sur le chemin des Dames pendant la guerre. Les coupables désignés par la chanson sont « les gros » c'est-à-dire les hauts gradés et les politiques qui veulent la guerre. Le terme de « gros » est utilisé pour montrer la puissance de ces personnes mais aussi pour les faire passer pour des chefs lointains qui profitent bien de la vie pendant que les soldats se battent. Une relation conflictuelle qui rappelle celles qui opposent le monde ouvrier et les patrons durant le début du XXe siècle. Les soldats veulent se mettre en grève comme dans une usine et demande plus d’égalité et de considération par les « gros ».

 

Cette chanson est donc un vrai critique de la guerre mais aussi des personnes qui l’ont voulue. Elle s’intègre bien dans l’idée du « plus jamais ça » ou de « la der des ders » sentiment après la guerre de 14-18 de ne plus jamais faire une guerre comme celle là.

 

Travaux réalisés par les 3e DP du collège Pierre Sellier de La Capelle

 

BEAUPREZ Baptiste

BLAIRON Tristan

BOTTIER Thomas

DEGOUSSE Mathilde

DERUMIGNY Camille

DETRAIT Amandine

DUMANGE Alison

DUPONT Baptiste

ELIAS Jules

HOVETTE Nicolas

HUPE Océane

LAMBERT Remy

MARQUE Louan

STERLE Camille

 

 

 

La guerre vue et vécue

depuis l'Aisne et la Picardie occupées

 

Collège Pierre Sellier de La capelle

*La capelle

 

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