La guerre vue et vécue depuis le tarn et Garonne et le Sud Ouest

Notre région à la veille de la guerre

 

La France en 1914 est rurale, notre région l'est également. L'agriculture y est prépondérante, il n'y a pas de gros centres urbains et industriels comme dans le Nord ou l'Est du pays, excepté Toulouse mais elle conserve des airs de campagne avec ses maraichers et ses livreurs de lait. Seule la manufactures des Tabacs qui emploie un millier de femmes apparait comme une grosse activité industrielle.

 

Ailleurs c'est une industrie diffuse en milieu rural avec de petites unités qui emploient quelques dizaines d'employés comme par exemple la production de balais à Grisolles qui est importante mais dispersées entre plusieurs ateliers.

Les salariés quelque soit le secteur, travaillent 10 heures par jour et on rentre dans le monde du travail trés tôt vers 13 ans que ce soit dans les fermes, les mines de charbon de Decazeville ou Carmaux, ou les fabriques de chapeaux de paille à Septfond ou Caussade en Tarn et Garonne.

 

L'électricité est apparue à la fin du XIX°s , les vallées des Pyrénées en produisent grâce aux barrages hydroélectriques. Le tramway circule grâce elle à Toulouse et Rodez.

 

La nourriture de base pour la grande majorité c'est le pain, les bouillies, les soupes de farine de maïs notamment le millasse, les pommes de terre et les ragoûts, on consomme jusqu'à 200 grammes de pain par jour et par personne.La viande est réservée au dimanche et aux jours de fêtes.

 

Le 1 août 1914 me toscin sonne, c'est la mobilisation générale qui va emporter tout ce monde.

 

Tim , Antoine, Mathieu

Les soldats du Sud-Ouest qui sont-ils ?

 

Tous les hommes de 20 à 45 ans en bonne santé sont concernés et donc mobilisés. Il y a bien sur ceux qui sont en plein service militaire, que l’on a porté de 2 à 3 ans, et la réserve, soient ceux qui en ont terminé avec le service militaire. La classe 14, les jeunes qui ont 20 ans partent par anticipation, la classe 15 part aussi.

À Toulouse, ces soldats occupent des métiers urbains dans une ville qui à l’époque n’est pas une grande ville industrielle. Il y a des employés de commerce, des instituteurs et des manutentionnaires mais la grande majorité des mobilisés sont des ruraux qui n'ont pas voyagé très loin excepté pour le service militaire.

 

Pour la plupart, ils ne sont jamais sortis de leurs cantons et là, ils découvrent le Nord, Paris, la boue, la neige en avril. Certains sont faits prisonniers et sont dirigés vers l’Allemagne où ils connaitront le travail forcé dans les camps de prisonniers.

Tous ces soldats découvrent de nouvelles manières de consommer, des parlers nouveaux et des régions nouvelles, ce qui aura des conséquences à leur retour.

 

Comment les soldats du Midi sont-ils perçus ?

 

Ils n’ont pas très bonne réputation et il est très rapidement entendu qu’ils sont de mauvais soldats en ce début de guerre où les défaites s'accumulent et le pays est envahi .

Dès le 24 août 1914, un journal parisien évoque « les gens aimables de Provence », expression qui va être étendue à tous les soldats venant du Sud.

La France accumule alors les échecs et les méridionaux sont associés à ces échecs. L’idée que pendant que les gens du Nord de la France travaillent pendant que les gens du Sud profitent du soleil, parlent beaucoup et passent leur temps à faire de la politique est très répandue. Des livres comme Tartarin de Tarascon, personnage qui véhicule une certaine image des gens du Sud, n’arrange pas les choses.

 

Loic, Mickael, Baptiste

 

 

 

La contribution économique du Sud-Ouest zone arrière à

l'effort de guerre

 

Lors de la 1ère guerre mondiale, situé loin des tranchées, le Grand Sud a beaucoup contribué à l'effort de guerre.

 

A Toulouse et en général les villes du Sud, beaucoup d'usines sont réquisitionnées afin de produire des armes et de l'équipements militaires en masse, par exemple la société anonyme des Ferronneries du Midi commencent à produire des obus.

 

Mais il y a aussi les manufactures d'armes qui sont déjà implantées à Toulouse qui vont tourner à plein régime et connaître un essor nouveau comme la poudrerie qui s'étend sur 400 hectares, l'arsenal et la cartoucherie qui vont employer jusqu'à 15 000 personnes. On fait tourner à plein régime l'industrie chimique toulousaine comme à Empalot pour produire des gazs de combats.

 

Plus globalement c'est tout le Sud-Ouest qui va connaître une industrialisation rapide liée à la guerre. En effet l'invasion des régions Nord et Est du pays a obligé le Sud-Ouest à répondre aux commandes et à adapter son outil de production comme les mines de charbon Carmaux Decazeville qui doivent compenser la perte de celles du Nord .

 

Toulouse sera en première ligne de cette "reconversion", on abandonne la production la confection de meubles métalliques par exemple pour usiner des obus exemple la Société Anonyme des Ferroneries du Midi.

Il faut aussi habiller chausser les soldats, en 1918 on compte 28 fabriques à Toulouse qui emploie 2300 ouvriers.

 

Toulouse est propulsée dans de nouveaux secteurs industriels exemple l'entreprise Latécoère qui avant la guerre produit du matériel ferroviaire qui se convertit dés le début du conflit dans la production d'obus et de cuisines roulantes mais aussi de cellules d'avions à Montaudran en banlieue de Toulouse. L'entreprise en fabriquera un millier pendant la guerre , des biplaces pour l'observation appelé les Salmson. C'est le début de l'industrie aéronautique à dans notre région.

 

Mélanie, Morgane, Camille

 

 

Les espaces industriels s'étalent le long

de la Garonne

La production d'avions à Montaudran

Les femmes du Sud-Ouest dans la guerre

 

Durant la première guerre mondiale, à l’arrière tous les civils souffrent du conflit : les femmes ,les personnes non mobilisés et les enfants.

 

Les femmes se retrouvent seule à assumer la vie de leur foyer.

Elles doivent travailler dans les usines (fabrique d'armement par exemple), dans les transports ou les champs. Il faut qu'elles fassent fonctionner l'économie du pays.

Elles doivent aussi subvenir aux besoins de leur famille tout en supportant l'absence de leur mari, leur père ou leur fils.

Elles doivent aussi contribuer à la réussite du conflit, en soutenant moralement les soldats ou en s'intégrant comme infirmière ou bénévole.

 

Lors de la guerre de 14-18 les femmes ont un rôle important dans la société. Les hommes étant partis en guerre, abandonnent leur métiers et laissent place aux femmes. Elles occupent pratiquement tout les postes comme : secrétaires, institutrice, postière, ouvrière dans les usines... Après la guerre le taux d'activité des femmes est passé à environ 37 %, mais surtout elles ont pris des responsabilités nouvelles.

 

Dans notre région, c'est tout d'abord dans les champs qu'elles doivent remplacer les hommes , là aussi des adaptations sont nécessaires qu'elles assument, la prairie et l'élevage gagnent du terrain sur les terres à céréales.

Leurs maris depuis le front par l'intermédiaire des lettres leurs donnent des consignes et suivent l'avancée des travaux mais c'est elles qui affrontent le quotidien .

 

En ville les femmes sont recrutées comme munitionnetes ou Ponsinettes c'est à dire conductrices de Tramways à Toulouse (l'entreprise appartient à M. Pons ) mais aussi comme factrices ou pompiers. Elles accèdent à des emplois rémunérés et à responsabilités ce qui changera définitivement la place de la femme dans la société la paix revenue.

 

Au lendemain de la première guerre mondiale, en 1921, le peuple français a un nouveau visage ; un visage plus féminin soit 1103 femmes alors que les hommes sont 1000.

 

Erwann, Amandine, Thibaud, Allan

 

 

 

 

 

 La guerre vue et vécue

depuis le Tarn et Garonne et le Sud-Ouest

 

Collège Jean Lacaze de Grisolles

Sommaire

 

 

Notre région à la veille de la guerre

 

Les soldats du Sud-Ouest qui sont-ils, comment sont-ils perçus ?

 

La contribution du Sud-Ouest, zone arrière à l'effort de guerre

 

Les femmes du Sud-Ouest dans la guerre

 

 

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Manufacture des tabacs à Toulouse

La production de chapeaux de paille à Caussade et Septfond en Tarn et Garonne

Les Ferronneries du Midi reconverties

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