Qui était Pierre Sellier ?

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Qui était Pierre Sellier ?

 

Le nom du collège picard, notre partenaire pour le Centenaire 14-18 en hommage à un combattant de 14-18

 

Thimotei et Jordan de Grisolles et leurs camarades de La Capelle

Il savait très bien jouer du clairon. Remarqué par ses supérieurs, il est intégré à la musique du régiment. Quelques mois après son incorporation, la Grande Guerre éclate. Au cours de celle-ci, le Caporal Pierre Sellier fait preuve d’un grand courage et obtient plusieurs citations accompagnées de décorations.

Pierre Sellier voit le jour, le 8 novembre 1892 à Beaucourt, mort 16 mai 1949, commune du territoire de Belfort. Il grandit dans un milieu modeste, son père est ouvrier et sa mère ménagère. Cette dernière disparaît alors que Pierre Sellier n’est âgé que de 7 ans. Quelque peu délaissé, il n’est pas un élève très assidu. Lorsqu’il quitte l’école, il est presque analphabète. A 12 ans, il fait son entrée dans le monde du travail, aux usines Japy puis à celles de Peugeot à Sochaux.

 

En octobre 1913, il est appelé sous les drapeaux pour effectuer son service militaire au sein du 171e R.I., à Belfort.

 

Le 7 novembre 1918, le capitaine Lhuillier a reçu l'ordre de mener la délégation allemande à La Capelle dans l'Aisne, PC du 171e R.I., où un officier d’état-major de la 1re Armée la prendra en charge pour la conduire aux pourparlers afin de conclure l'armistice qui sera fixé au 11 novembre.

 

La voiture du capitaine Lhuillier ouvre la marche à travers les positions de combat françaises, à sa suite, la voiture des plénipotentiaires allemands, s’ébranle.

 

Sur le marchepied de la voiture, Pierre Sellier joue sur le parcours différents refrains militaires. A l’arrivée à La Capelle, la musique des 171e R.I. et 19e et 26e B.C.P. prennent le relai avec la Marseillaise.

À 20 h 30, le capitaine Lhuillier lui ordonne de sonner le premier "cessez-le-feu" de la guerre.

 

 

Après la Première guerre mondiale

 

Démobilisé le 28 août 1919, il retourne à Beaucourt et travaille chez Japy, puis chez Peugeot, à Sochaux.

Malgré la proposition des américains de lui racheter son clairon devenu un objet historique, il préfère en faire don aux musée des Invalides. Par la suite, une copie lui est offerte, avec laquelle il joue des sonneries, lors des cérémonies du 11 Novembre, dans de nombreuses villes de France.

 

Il est remobilisé en septembre 1939, puis est renvoyé dans ses foyers en mai 1940. Il entre dans la Résistance et rejoint le maquis du Lomont en août 1944, puis s'engage, à la Libération, dans le 3e RTA. Il participe à la campagne « Rhin et Danube » contre les allemands. Nommé adjudant, il est titulaire de nombreuses décorations et a été cité plusieurs fois à l'ordre du régiment et de sa division.

 

Il meurt à Beaucourt le 16 mai 1949 et le collège de La Capelle notre partenaire, porte son nom .