2014 devoir de mémoire

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2014

Devoir de mémoire

Le soldat

 

Chanson écrite par Marie Bastide, composée par Calogero et interprétée

par Florent Pagny. (2013)

 

A l'heure où la nuit passe au milieu des tranchées,

Ma très chère Augustine, je t’écris sans tarder,

Le froid pique et me glace et j'ai peur de tomber.

Je ne pense qu'à toi,

Mais je suis un soldat.

Mais surtout ne t'en fais pas,

Je serai bientôt là.

Et tu seras fière de moi.

 

A l'heure où la guerre chasse des garçons par milliers,

Si loin de la maison et la fleur au canon.

Ces autres que l'on tue sont les mêmes que moi.

Mais je ne pleure pas,

Car je suis un soldat

Mais surtout ne t'en fais pas,

Je serai bientôt là

Et tu seras fière de moi.

 

A l'heure où la mort passe dans le fleuve à mes pieds,

De la boue qui s'en va des godasses et des rats.

Je revoie tes yeux clairs, j'essaie d'imaginer

L'hiver auprès de toi,

Mais je suis un soldat,

Je ne sens plus mes bras,

Tout tourne autour de moi,

Mon Dieu sors moi de là.

 

Ma très chère Augustine, j'aimerai te confier

Nos plus beaux souvenirs et nos enfants rêvés.

Je crois pouvoir le dire nous nous sommes aimés.

Je t'aime une dernière fois.

Je ne suis qu'un soldat.

Non je ne reviendrai pas.

Je n'étais qu'un soldat.

Prends soin de toi.

 

Cette chanson est une lettre d’un poilu à sa femme.

Il lui raconte sa dure condition de soldat qu’il accepte courageusement, lui décrit toutes les atrocités de la guerre.

Mais c’est aussi une belle lettre d’amour. C’est grâce à l’amour qu’il porte à sa femme, aux souvenirs qu’il arrive poursuivre le combat.

 

En traitant ce sujet de la guerre, les artistes ont fait leur devoir de mémoire.

 

Chanson interprétée par les élèves

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La musique de cette chanson est une valse lente (la valse était dans les années de la guerre une danse très à la mode, une danse légère dansée par tout le monde), empreinte d’une grande mélancolie.

Pour le soldat cette danse évoque sûrement des souvenirs, une certaine légèreté, insouciance, le plaisir partagé avec sa femme…la bonne époque…qui se ressent dans le refrain « la, la, la ».

Elle est très répétitive, comme une rengaine qu’on aime bien fredonner…pour se donner du courage, parfois se rassurer.

 

Nous avons écouté la chanson interprétée par Florent Pagny.

 

Dès le début, l’introduction nous a plongés dans l’univers de la guerre, grâce aux bruitages : le vent qui souffle au loin, des bruits de canon, de pas…on se

sentait mal à l’aise.

Tout au long de la chanson, les bruitages ont été très présents. Ils illustrent les horreurs de la guerres : coups de fusil, cris des hommes touchés, cloches…

 

La mélodie des couplets est recueillie, lente, triste, accompagnée par le piano, quelques violons et la guitare basse sur le rythme de valse.

Au début, l’accompagnement est sobre, peu fourni, émouvant. On entend des pas de soldats. Cela nous fait penser à la dureté de la vie dans les tranchées.

Petit à petit l’accompagnement s’intensifie avec la présence d’un orchestre composé de cordes frottées, un piano, une batterie, guitare basse, un chœur dans le refrain. Quand le poilu pense à sa femme, un contre-chant est joué dans l’aigu aux violons. Ce contre-chant souligne l’espoir du soldat de retrouver sa « chère Augustine ».

 

Le refrain débute par un grand crescendo amené par un roulement de timbales qui imite le bruit du canon, la mélodie est plus forte, plus joyeuse, dansante, insouciante, les « la, la, la » sont repris par un chœur, le soldat, sûrement, ne veut pas inquiéter sa femme.

 

Au dernier couplet le soldat pressent-il qu’il ne reviendra pas ? Qu’il va mourir ? L’accompagnement retrouve la sobriété du début, (seul le rythme de la valse est joué) le piano est remplacé par une harpe accompagnée très légèrement par les violons. L’émotion grandit, sa vie passée et à venir défile dans sa tête, quand il parle d’amour, les violons se font plus insistants…

 

La présence continuelle des bruitages rend cette chanson très réaliste, les « indices musicaux » signifiant l’amour nous ont particulièrement émus.

Cette chanson décrit bien dans son texte les atrocités de la guerre, la musique est présente soit pour en intensifier le caractère, soit pour refléter l’amour et l’espoir du soldat.

 

 

 

Voici notre chanson : Une femme écrit une lettre à son poilu

 

A toi, mon poilu

 

Louis, mon très cher et tendre époux je vous écris

Tant de mois sans nouvelles de vous, je m’en inquiète

Une lettre de vous à chaque instant je guette

Votre longue absence me pèse tant, je vous languis.

 

Refrain

La guerre, la mort, les combats se dressent entre nous

Mais de toute mon âme, je ne pense qu’à vous.

 

Fier de servir la France votre bien aimée patrie

Sans cesse vous vous battez dans cette maudite guerre

Pour votre vie j’ai peur, je me fais du souci

Je voudrais retrouver nos moments de naguère.

 

Refrain

La guerre, la mort, les combats se dressent entre nous

Mais de toute mon âme, je ne pense qu’à vous.

 

J’ai confiance en vous, vous reviendrez de là-bas

Bientôt je sais, je vous reprendrai dans mes bras

Alors je vous couvrirai de tout mon amour

Quand bien même vous reviendriez aveugle ou sourd.

 

Refrain

La guerre, la mort, les combats se dressent entre nous

Mais de toute mon âme, je ne pense qu’à vous.

 

Jules et moi sommes en bonne santé, grâce à Dieu !

Notre fils marche et vous envoie de beaux sourires

J’espère que vous aurez le temps de nous écrire

Je dois à mon plus grand regret vous dire adieu.

 

Refrain

La guerre, la mort, les combats se dressent entre nous

Mais de toute mon âme, je ne pense qu’à vous.

 

Chanson créée et interprétée par les élèves

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