Lexique et compléments historiques

 

Compléments historiques

 

La base militaire de Bizerte en Tunisie

Le navire de guerre "Le Gaulois"

La bataille des Dardanelles

La Bataille de Verdun

L'entrée en guerre de l'Italie

La Bataille de la Somme

La Croix Rouge

 

Le protectorat français sur la régence de Tunis et la base militaire de Bizerte

 

La France obtient l'autorisation de conquérir la régence lors du traité de Berlin en 1878. Les navires de la marine française entrent dans le vieux port de Bizerte durant la campagne de Tunisie en mai 1881 mais, le 18 mars 1884, ils le quittent à la suite de pressions diplomatiques des Britanniques qui voient d'un mauvais œil la création d'une base militaire maritime à 250 milles de Malte.

La France entreprend très tôt, en 1886, la construction d'un grand port du fait du rôle stratégique de la ville sur le canal de Sicile avec le creusement du chenal qui n'est achevé qu'en 1892 ; ce canal est creusé pour relier la mer Méditerranée au lac de Bizerte où est aménagée une rade. L'aménagement du port s'accélère notamment sous l'impulsion du capitaine de vaisseau Ponty dans les années 1897-1898, avec la montée de la tension entre la France et le Royaume-Uni, notamment à l'occasion de la crise de Fachoda. De l'autre côté du lac est fondée la cité de Ferryville, appelée de nos jours Menzel Bourguiba. Sous le protectorat français, la ville croît rapidement : la municipalité de Bizerte est créée par le décret du 16 juillet 1884

 

Le Navire de guerre "le Gaulois"

 

Le bâtiment est apte au service fin 1899. Après avoir rejoint l'escadre de la Méditerranée en 1900, il est affecté à la 3e escadre à Brest en 1912, puis revient sur Toulon dans la division de complément de la 2e escadre. Puis il est transféré à la Division des Écoles en 1914, avant de retrouver une division active à l'aube de la Première Guerre mondiale. Il effectue alors des missions d'escorte de convois avant de participer, comme ses sister-ships à la bataille des Dardanelles, avec le bombardement des côtes de l'Empire ottoman. C'est au cours de la grande tentative franco-anglaise du 18 mars 1915 de forcer les Détroits qu'il est gravement endommagé. Subissant un feu nourri de l'artillerie côtière, il est gravement touché sur la ligne de flottaison et s'enfonce par l'avant. Sortant du champ de bataille, il est contraint d'aller s'échouer près de Drepano, sur l’île aux lapins, afin de ne pas sombrer.

 

Renfloué, il reprend la mer pour la France afin d'y être réparé, il fait une escale à Bizerte avant d'atteindre Toulon. Il est ensuite affecté à la 4e escadre qui devient par la suite la division d'Orient. Il sera en travaux de réparation pendant la deuxième moitié de l'année 1916, et reprend la mer en toute fin d'année pour Salonique.

Malheureusement, un sous-marin allemand, le U-Boot 47 (commandé par Wolfgang Steinbauer) se trouve sur son chemin et le torpille le 27 décembre 1916, en mer Égée à 30 nautiques de l'île de Cerigo. L'équipage évacue le navire et moins d'une demi-heure après le coup fatal, le navire sombre. Le naufrage aura fait seulement quatre victimes parmi les marins français; trois tués par l'explosion de la torpille et un noyé durant l'évacuation.

 

La bataille des Dardanelles, également appelée bataille de Gallipoli (ou campagne des Dardanelles, ou campagne de Gallipoli), est un affrontement de la Première Guerre mondiale qui opposa l'Empire ottoman aux troupes britanniques et françaises dans la péninsule de Gallipoli dans l'actuelle Turquie du 25 avril 1915 au 9 janvier 1916.

La péninsule de Gallipoli forme la partie nord du détroit des Dardanelles reliant la mer Égée à la mer de Marmara. Durant la Première Guerre mondiale, cette région était contrôlée par l'Empire ottoman alors en guerre contre les puissances alliées dont le Royaume-Uni, la France et la Russie. Pour pouvoir ravitailler cette dernière, le contrôle des Détroits était indispensable mais une tentative alliée pour traverser les Dardanelles échoua le 18 mars en raison des mines qui y avaient été posées. Pour que les dragueurs de mines puissent opérer en sécurité, il était nécessaire de réduire au silence les batteries ottomanes sur les hauteurs du détroit. Un débarquement fut donc organisé le 25 avril au cap Helles et dans la baie ANZAC à l'extrémité sud de la péninsule.

 

Le terrain difficile, l'impréparation alliée et la forte résistance ottomane provoquèrent rapidement l'enlisement du front et les tentatives des deux camps pour débloquer la situation se soldèrent par de sanglants revers. Le 6 août, les Alliés débarquèrent dans la baie de Suvla au nord mais ils ne parvinrent pas non plus à atteindre les hauteurs dominant le détroit au milieu de la péninsule et ce secteur se couvrit également de tranchées.

 

L'impasse de la situation et l'entrée en guerre de la Bulgarie aux côtés des Empires centraux poussèrent les Alliés à évacuer leurs positions en décembre 1915 et en janvier 1916 et les unités furent redéployées en Égypte ou sur le front de Salonique en Grèce.

La bataille fut un sérieux revers pour les Alliés et l'un des plus grands succès ottomans durant le conflit.

 

La bataille de Verdun est une bataille de la Première Guerre mondiale qui eut lieu du 21 février au 19 décembre 1916 près de Verdun en France, opposant les armées française et allemande. Conçue par le général Erich von Falkenhayn, commandant en chef de l'armée allemande, d'après la version qu'il en donna dans ses Mémoires, comme une bataille d'attrition pour « saigner à blanc l'armée française » sous un déluge d'obus dans un rapport de pertes de un pour deux, elle se révélera en fait presque aussi coûteuse pour l'attaquant : elle fit plus de 714 231 morts, disparus ou blessés, 362 000 soldats français et 337 000 allemands, une moyenne de 70 000 victimes pour chacun des dix mois de la bataille

C'est la plus longue et l'une des batailles les plus dévastatrices de la Première Guerre mondiale et de l'histoire de la guerre.

Verdun apparaît comme le lieu d’une des batailles les plus inhumaines auxquelles l’homme se soit livré : l'artillerie y cause 80 % des pertes, le rôle des hommes y consiste surtout à survivre – et mourir – dans les pires conditions sur un terrain transformé en enfer, tout cela pour un résultat militaire nul.

Elle se termina par un retour à la situation antérieure. Elle n'en constitue pas moins une grande victoire défensive de l'armée française, jugée a posteriori par les Allemands comme de même nature que la victoire de l'armée rouge dans la bataille de Stalingrad.

 

Alors que, côté allemand, ce sont pour l'essentiel les mêmes corps d'armée qui livreront toute la bataille, l'armée française fera passer à Verdun, par rotation, 70 % de ses Poilus, ce qui contribua à l'importance symbolique de cette bataille et à la renommée du général Pétain qui en commanda la première partie. C'est au général Nivelle que revint le mérite de l'enrayement définitif de l'offensive allemande (juin - juillet 1916), puis de la reconquête du terrain perdu entre octobre et novembre 1916 avec la récupération du fort de Douaumont, aidé en cela par son subordonné le général Mangin.

 

L'entrée en guerre de l'Italie

 

Le 3 décembre 1914, Salandra, président du conseil, définit les termes de la neutralité italienne, fixant les termes de l'attentisme italien, les responsables politiques du royaume se déclarant prêts à le faire basculer dans un camp ou dans l'autre, en fonction des propositions qui doivent être faites au gouvernement18. À partir de ce moment, le gouvernement de Rome semble prêt à formuler ses revendications politiques et territoriales à l'ensemble des parties en présence. En dépit des pressions du Reich, les responsables de la double monarchie se montrent réticents à l'idée de céder au royaume d'Italie tout ou partie des territoires convoitées, le Trentin, le Frioul, une partie de la côte dalmate.

 

Jusqu'au mois d'avril, des négociations parallèles se poursuivent avec les deux parties. Le 8, les diplomates italiens font parvenir à Vienne un mémorandum contenant un certain nombre de revendications dont la satisfaction garantira la neutralité italienne vis-à-vis de la double monarchie; ce mémorandum est complété le 10 par un autre présentant des exigences encore plus importantes, aboutissant au retour aux frontières de 1811 et à un condominum italo-austro-hongrois sur la Dalmatie. Au sein des cercles dirigeants austro-hongrois, l'octroi de compensations à l'Italie divise fortement : Burian, ministre austro-hongrois des affaires étrangères, s'oppose à toute cession de territoires, tandis que Tisza, président du conseil hongrois, prend conscience de l'enjeu, pour la double monarchie, de l'intervention italienne.

 

Le 26 avril 1915, au terme d'une longue négociation, le ministre des Affaires étrangères Sidney Sonnino signe le pacte de Londres (sans l'approbation du parlement) avec la Triple-Entente (France, Royaume-Uni, Russie), . Celui-ci promet à l'Italie, en cas de victoire, Trente et le territoire jusqu'au Brennero, les villes de Gorizia, Trieste et Gradisca d'Isonzo, l'Istrie (à l'exclusion de Fiume) jusqu'à la baie de Kvarner et une partie de la Dalmatie. À ceci s'ajoute les accords sur la souveraineté sur le port albanais de Vlora, la province de Adalia en Turquie, et une partie des colonies allemandes en Afrique.

Le 23 mai 1915, après avoir négocié le Pacte de Londres, l'Italie entre en guerre aux côtés de la Triple-Entente, décision lourde de conséquences, prise par trois hommes: le roi d'Italie, Victor-Emmanuel III, le président du Conseil, Antonio Salandra, et le ministre des Affaires étrangères, Sidney Sonnino, malgré l'opposition du parlement.

 

La bataille de la Somme

 

La bataille de la Somme désigne une confrontation opposant les Britanniques et les Français aux Allemands en 1916 lors de la Première Guerre mondiale, dont ce fut l'une des batailles les plus sanglantes.

 

Conçue en décembre 1915, par Joffre, commandant en chef des armées françaises, l'offensive de la Somme dut être amendée du fait du déclenchement de la bataille de Verdun, le 21 février 1916. Foch fut chargé par Joffre de sa mise en œuvre. Les Français, qui devaient fournir l'effort principal, durent le confier aux Britanniques.

 

C'est la première offensive conjointe franco-anglaise. Les forces britanniques lancèrent là leur première opération d’envergure, et tentèrent avec les troupes françaises de percer à travers les lignes allemandes fortifiées sur une ligne nord-sud de 45 km proche de la Somme, au nord de la France, dans un triangle entre les villes d'Albert du côté britannique, Péronne et Bapaume du côté allemand.

 

Il s'agit de l'une des batailles les plus meurtrières de l'histoire (hors victimes civiles), avec parmi les belligérants environ 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus.

 

La première journée de cette bataille, le 1er juillet 1916, fut, pour l'armée britannique, une véritable catastrophe, avec 58 000 soldats mis hors de combat dont 19 240 morts. La bataille prit fin le 18 novembre 1916.

 

Le bilan de cette bataille fut, sur le plan militaire, peu convaincant. Les gains de territoires pour les Alliés furent modestes, une douzaine de kilomètres vers l'est tout au plus, le front ne fut pas percé. Les combats usèrent les adversaires, sans vainqueurs ni vaincus.

 

La bataille de la Somme se singularise, cependant, par deux innovations :

sur le plan militaire, par l'utilisation, pour la première fois sur un champ de bataille, d'une arme nouvelle, le char d'assaut ;

par l'utilisation du cinéma à des fins de propagande. Pour la première fois, un film, La Bataille de la Somme, saisit une grande partie des horreurs de la guerre moderne en incluant des images tournées lors des premiers jours de la bataille.

 

La mémoire collective des Français n'a guère gardé trace de la Bataille de la Somme tandis que celle-ci tient une large place dans la mémoire collective des Britanniques, des Canadiens, des Australiens et des Néo-Zélandais. Le 1er Juillet est une journée de commémoration sur les principaux lieux de mémoire du Commonwealth dans le département de la Somme de même que l'ANZAC Day, le 25 avril.

 

La Croix Rouge

 

Le Mouvement Croix-Rouge arrive en France le 25 mai 1864, avec la création, sous la présidence du Maréchal-Duc Montesquiou-Fézensac et sous l'impulsion d'Henri Dunant lui-même, de la Société française de secours aux blessés militaires (SSBM). Cette société est reconnue par le Comité international de secours aux blessés, créé l'année précédente sur les idées d'Henri Dunant et dépositaire de l'emblème (première Convention de Genève du 22 août 1864).

Mais bientôt éclate la Première Guerre mondiale, et la SSBM reprend le chemin des champs de batailles. Sur le front, elle met en place des « ambulances chirurgicales ». À l'arrière, les deux ADF et UFF ne sont pas en reste : organisation d'hôpitaux militaires (environ 1 400 à la fin du conflit), formation et encadrement de 68 000 infirmières, mise en place de péniches-ambulances pour la partie soins médicaux, mais aussi création de sanatoriums, de cantines de gares, d'ouvroirs, aides aux soldats (colis), ouverture d'une agence des prisonniers de guerre (1,5 million de fiches recensées).

Fin 1918, la paix revient, et l'entre-deux-guerres commence. Le CCCRF décide de faire porter ses actions sur l'aide à la reconstruction, mais aussi sur la tuberculose, les maladies vénériennes, la mortalité infantile. Les infirmières doivent également lutter contre l'épidémie de grippe espagnole.

 

Copyright © All Rights Reserved ®™ 2015

Copyright © All Rights Reserved ®™ 2015