Jacques

Un résumé de sa vie

 

Né le 8 juin 1894 à Dieupentale de Pierre et Marie .

Il est coiffeur et cultivateur , il a un brevet de conducteur de motos selon sa fiche militaire .

Il est incorporé le 05 septembre 1914 et envoyé en Tunisie sur la base militaire de Bizerte jusqu'en juin 1915.

Il est ensuite affecté au 7° régiment d'artillerie à pied jusqu'en 1916 puis au 74° d'artillerie lourde jusqu'en 1919.

Il sera décoré en 1918 de la Croix de Guerre avec étoile de bronze, pour acte de bravoure en réparant une ligne téléphonique sous la bombardement de l'artillerie ennemie.

Il est libéré le 07 septembre 1919 de l'armée d'active mais il demeure réserviste.

ll s'est marié en 1926. Installé à Montauban, il est devenu en 1937 courtier en produits agricoles, nous perdons sa trace aprés 1940.

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Le récit de sa vie de soldat

à travers sa correspondance avec son ami Paul

 

La correspondance de Jacques avec Paul s'étend sur deux ans et demi, du 27 septembre 1914 au 4 Février 1917, elle représente 58 lettres.

Ce court récit en est un résumé.

 

Jacques commence sa correspondance avec Paul par une série de trois lettres datées des 27 septembre, 21 novembre et 20 octobre 1914.

Il parle de Mathieu et de Noël, aprés leurs incorporations à Montauban ils ont été dispersés dans des unités différentes. Jacques se retrouve à la base militaire de Bizerte en Tunisie, alors protectorat français. (Voir Fiche base militaire française de Bizerte)

 

Dans ses premières lettres il fait parvenir à Paul une photo de lui avec en arrière plan, une toile représentant un paysage d'Afrique du Nord avec ses palmiers-dattiers, ses minarets et ses dômes mauresques.

Il lui parle de tous ce qu'il découvre dans cette contrée exotique, les animaux, les habitants les paysages et la mer .Il parle aussi de la météo et de sa douceur.

 

Les courriers des 2 et 16 décembre et du 15 novembre 1914, Jacques raconte sa vie quotidienne faite d'exercices, de corvées, il joint à une des lettres une feuille de palmier. Il lui écrit avec une bougie sur le plumard dans la chambrée, car la journée on ne lui laisse pas une minute à lui. Jacques termine toujours ses lettres en lui serrant la main ainsi qu'à tous chez lui et a ses copains et surtout il souhaite à Paul une bonne santé à chaque fin de ces lettres.

 

Les trois qui suivent pour le 20 décembre 1914, une autre le 25 décembre et enfin le 10 janvier 1915. Il explique qu'il vient de recevoir une lettre de Noel qui se trouvait à Mirepoix avec son unité et qu'il a croisé un convoi de 120 prisonniers.

 

Ensuite lui raconte son installation dans un des forts qui entourent la base et la ville de Bizerte et sa routine de soldat . Selon les jours, il fait le coiffeur pour ses camarades ou il part en manœuvre. Il a eu la permission de fêter le réveillon avec ses camarades, ils ont profité pour bien boire et bien manger. Ils ont eu même le droit à des cigares offerts par l'officier. Il dit que le temps depuis 2/3 jours est venteux et pluvieux.

 

Il parle souvent de la météo, de la nourriture et des après-midi au café avec des camarades, il est loin de la métropole et de ses combats, il tue le temps comme il peut. Mais Jules se préoccupe de la santé de Paul et lui demande à chacune de ses lettres des nouvelles de sa santé précaire.

 

Dans ses lettres de mars et avril 1915 il lui parle des nouveaux soldats arrivants mais surtout il donne à Paul des nouvelles de Noël leur ami commun blessé au front, il s'inquiète également d'un autre ami qui a été porté disparu. Dans une lettre datant du 6 avril il n'a toujours pas de nouvelles de son ami disparu et il annonce à Paul qu'on vient de le verser dans une unité d'artillerie et qu'il va s'entrainer au champ de tirs avec de vrais canons.

 

Il parle d'un évènement qui rappelle que la guerre arrive jusqu'à lui, venue cette fois de l'Orient . En effet il relate l'arrivée à Bizerte d'un navire « le Gaulois » (voir fiche sur son histoire) qui a été endommagé dans les Dardanelles lors d'une bataille pour forcer les Détroits tenus par les turcs ottomans. (Voir fiche bataille des Dardanelles)

 

Les lettres qui suivent pour les mois de mai et juin racontent la routine faite d'entrainement quotidien, de corvées diverses et de sorties avec les copains lors des permissions. Mais dans une lettre du 8 juin 1915, il est fier d'annoncer à Paul qu'il est enfin majeur, libre et responsable de ses actes ,il vient d'avoir 21 ans.

Dans la lettre qui suit, il raconte qu'il a eu sa première permission de minuit puisqu'il est majeur . Avec des camarades, ils ont décidé d'aller au cinéma mais lors du trajet, un incendie a touché une forêt de pin et ils ont été réquisitionné pour éteindre le feu toute la nuit. Une amère désillusion pour sa première permission de minuit.

 

Dans les lettres de l'été et de l'automne 1915, il raconte à Paul qu'il va rejoindre avec son unité la métropole. Il va beaucoup se déplacer dans toute la France et que son courrier risque d'être moins régulier.

 

Dans les lettres qui suivent il raconte son voyage et décrit les paysages qu'il traverse. Il passe par Marseille et Lyon, l'essentiel du trajet se fait en train ce qui lui évite la fatigue des marches sous la pluie et dans le froid.

Il regrette la douceur de Bizerte et répète souvent qu'il n'est plus habitué à un tel froid. Puis les repas sont peu variés , ils sont souvent composé de soupe, servi grâce aux roulantes de son unité.

 

Le 2 Décembre 2015, Jacques arrive à Paris, il lui envoie une carte postale de la tour Eiffel.

Dans une lettre du 26 Décembre, Jacques annonce qu'il part pour une marche de 8 ou 10 jours sans préciser la destination. Dans les lettres qui suivent difficilement , il raconte que sa famille lui manque, qu'il n'a pas revu son village depuis presque deux ans. Il parle volontiers de sa vie d'avant, comme lorsqu'il partait à la chasse avec ses autres copains de Dieupentale .

 

Son unité est arrivée dans la zone du front, mais il est ensuite dirigé en Février 1916 vers Verdun où une grande bataille a commencé. Il dit qu'il ne dort pas beaucoup mais qu'il va bien, qu'il n'est pas blessé. Il parle des combats lors de la bataille de Verdun mais pas de façon détaillée (voir fiche bataille de Verdun ) . Il parle souvent du froid intense , il attend avec impatience de recevoir une permission pour partir de cet enfer .

 

Dans sa lettre du 5 septembre 1916, il a compté qu'il est parti depuis 2 ans de son « patelin », il lui manque et il souffre de ce climat qui est rude et très froid, il précise que le « canon tape dur » tout les jours.

Dans sa lettre du 1 octobre on apprend que le front est calme, depuis plusieurs jours mais que la permission attendue est repoussée . Il promet à Paul de venir le voir dés que sa permission sera accordée, c'est plus que l'affaire de quelques jours.

Mais en novembre 1916 il apprend le décés de son copain Noël par Paul dont la santé ne s'améliore pas .

 

La correspondance se poursuit avec Paul plus difficilement, le 11 janvier il lui envoie une photo de sa "bobine " avec les camaraedes de son unité il se trouve en Champagne.

Paul décède le 11 février 1917 , le 4 Jacques lui écrivait, ce qui allait être la dernière lettre de leur correspondance et que Paul ne lira jamais.

 

 

 

 

 

 

 

Ce travail de recherche,d'analyse et d'écriture a été réalisé par un groupe d'élèves de 3°E

 

Marianne

 

Clara

 

Matthieu

 

Chloé

 

Guilhem

 

Luis Miguel

 

Léa

 

Mathilde

 

Rebecca

 

Hugo

 

Manuella

 

Gauthier

 

Ivan

 

Ludovic

 

Romane

 

Killian

 

Mathis

 

Charlotte

 

Timy

 

 

 

Jacques

 

Un résumé de sa vie, son récit de la guerre à travers ses lettres

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