Noël

Un résumé de sa vie

 

Né le 12 Décembre 1894 à Dieupentale au lieu dit Lamothe d'Antoine et Marguerite . Il fut prénommé Joseph mais il sera appelé couramment de son surnom Noël.

Il exerce en 1914 le métier de roulier-cultivateur selon sa fiche matricule.

Il est mobilisé le 4 septembre 1914 et versé dans le 20° régiment d'infanterie.

Le 7 janvier 1915 il intègre le 9° régiment de marche des Tirailleurs Algériens. Blessé le 21 mars il est évacué vers l'arrière, en convalescence à Aix en Provence il remonte en ligne en novembre.

En 1916 il participe à la bataille de Verdun puis à celle de la Somme où il est mortellement blessé par des éclats d'obus le 7 novembre 1916 à Chaulnes en assurant le ravitaillement de sa section, il n'a pas encore 22 ans.

Il est cité à l'ordre de l'armée, son calme et son sang froid sont soulignés par ses officiers, le 18 juin 1917 il reçoit la Croix de Guerre à titre posthume.

 

 

 

Le récit de sa vie de soldat

à travers sa correspondance avec son ami Paul

 

La correspondance de Noël avec Paul s'étend sur un plus de deux ans,

du 13 septembre 1914 au 7 novembre 1916. Elle représente 80 lettres.

Le court récit qui suit en est un résumé .

 

 

Noël écrit ses premières lettres les 13 et 16 Septembre et 3 Octobre 1914 à Paul. Il lui raconte son incorporation à Montauban. Ils lui dit : "Les bleus de Montauban ont racheté les pantalons bleus" sur 600 Hommes appelés seuls 5 n'ont pas repondus, "des froussards".

 

Puis en Novembre 1914 il lui écrit depuis Marmande, il souffre d'une douleur à la cheville aprés les longues marches qu'on leur fait subir.Dans son unité, il y a 75 hommes qui sont malades, et les 600 autres qui sont valides doivent faire 245 kilomètres.

 

Ensuite il y a un grand blanc dans la correspondance, elle reprend le 10 et 22 février 1915, deux lettres écrites depuis Billy sur Oure et à Villesavoye. Il lui parle de sa vie quotidienne de soldat, des repas qu'il mange pas très varié et d'un combat qu'il a mené au côté d'une unité coloniale, des troupes marocaines. Il demande surtout des nouvelles des personnes qui sont restés au village avec Paul, son jeune frère et ses parents. Il parle aussi de la maladie de Paul.

 

Les lettres qui suivent pour le 28 février 1915 et le 21 mars 1915 il raconte qu'il a été blessé, aux deux pieds et au bras droit à cause d'un obus qui a explosé à côté de lui. Il écrit depuis l'infirmerie militaire à Baugé, en Maine-et-Loire. Il raconte que l’infirmière est pour lui et les autres comme une seconde mère, et que grâce à ses soins il sera bientôt rétabli. Il demande à Paul des nouvelles de tout le monde, semble avide d’informations. Il envie Jacques qui trouve le temps d'écrire à une petite amie Henriette depuis Bizerte, lui au front dit « qu'on ne pense pas aux petites-amies, ni a personne, trop occupé à tenter de sauver sa peau ! ». Il avoue ne pas avoir pensé écrire à ses « violettes » (ses conquêtes féminines) comme il les appelle.

 

Il donne des nouvelles de son état santé dans chacune de ses lettres et s’inquiète de la santé de Paul et de ses compagnons. Il insiste sur la joie qui l’envahit à la réception de ses lettres, auxquelles il répond presque immédiatement.

 

Sa convalescence se poursuit ensuite dans un lieu de repos prés d'Aix en Provence. Il apprend en juin l'entrée en guerre de l'Italie (voir fiche historique) au côté de l'Entente, tout le long du mois de mai 1915, cette question revient souvent dans la correspondance, cela écourtera peut être la guerre .

 

Les courriers des 19 Août, 29 Septembre et 25 Octobre 1915 sont écrits sur du papier en tête du "Grand Café Oriental " d'Aix en Provence, où Noël a pris ses habitudes maintenant qu'il peut sortir de l'hopital. Il réclame avec insistance à Paul des nouvelles de ses copains mobilisés comme lui, du village et de la famille. L'éloignement, l'inactivité lui pèsent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En novembre il est à nouveau dans la zone des combats sur la Marne mais sans préciser davantage.

Dans ses lettres des 10, le 18 et le 20 décembre 1915 depuis les tranchées, il lui raconte qu'il pleut tous les jours qu'il est dans des tranchées pleines de boue jusqu'aux genoux. Avec ses camarades, ils ont aménagé les coins pour dormir et les cuisines. Il espère pour Noël organise une petite fête dans la tranchée.

Il a été le témoin d'un combat entre un "aéro boche" et un de leur avion, tout le monde a suivi le duel dans le ciel entre les deux pilotes, c'est le français qui a gagné.

 

Les premières lettres de 1916 expriment de la lassitude, rien ne bouge malgré des combats et des bombardements violents. Il dit aussi qu'il est envieux car Jacques et Mathieu dans une lettres récentes sont partis en permission et qu'il avait une petite larme à l'oeil, il ajoute qu'il réalise une bague pour Paul car ce n'est pas l'aluminium qui fait défaut dans la tranchées.

Dans celle du 21 janvier il dit a Paul qu'il est en repos car dans les 15 jours qui suivront ils passeront ensuite en division d'attaque.

 

Les trois courriers pour les 4 ,21 et 25 mars 1916 sont écrit depuis un "patelin" proche de Verdun (voir fiche bataille de Verdun) , il est au repos et son unité a été renforcée de 750 hommes, les pertes ont été lourdes lors des combats. Il dit qu'il n'est pas pressé de remonter en ligne et si il était blessé il pourrait quitter un temps cet enfer .

 

En mai 1916 il est déplacé sur l'Aisne son secteur est calme et que le printemps arrive, en effet il insiste sur le fait qu'il a eu trois jours de soleil continu. Il joint dans ses lettres un une fleur qu'il a cueilli sur le parapet de la tranchée.

Avec ses camarades, ils passent leur temps à renforcer leurs tranchées , à creuser des abris, il en décrit certains "nous avons des abris d'une tel profondeur, qu' il faut descendre 27 marches ''.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans son courrier du mois de Juin on apprend que Paul est passé à nouveau devant le conseil de révision pour confirmer son inaptitude au service pour raison de santé. Il parle ensuite de Jacques est en poste au fort de Vaux. Dans ces différents courriers ils glissent soit une fleur ou un trèfle à quatre feuilles.

 

Courant de l'été Noël et son régiment ont fait des prisonniers dans une tranchée ennemie et qu'ils ont piègé à l’explosif l'abri avant de partir.

Puis il y a aussi de bon moments partagés entre soldats comme les "cuitse", avec des alcools récupérés dans des fermes abandonnées.

Il espère à chaque fois que le beau temps restera, car la pluie occasionne de la boue dans la tranchée. Il a le cafard, il aimerait une longue permission pour revenir à Dieupentale mais il apprend mi septembre qu’il doit aller sur la Somme (voir fiche sur la bataille de la Somme). Il joint dans une de ses lettres de cette période une marguerite séchée

cueillie lors d'une pause.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noël écrit à Paul Gaubert le 17 octobre 1916, le 27 octobre 1916 et les 2 autres lettres en début novembre 1916 .Il écrit sur des lettres et des cartes postales.

Dans la première ,Noël dit à Paul qu'il s'excuse de ne pas lui avoir écrit plus tôt car il n'a pas eu le temps et que son unité se prépare à attaquer. Pour l'instant ils sont au repos.

 

Dans les deux qui suivent ils les accompagnent d'un paquet de tabac et promet à Paul de lui en acheter d'autres à son retour du front. Il parle des vêtements qu'ils portent, qui sont très abimés et qui représentent pour lui « un souvenir de la classe 1914 ».

 

C'est sa dernière lettre , le 7 novembre 1916 il est tué lors d'une attaque face à Chaulnes sur la Somme tenu par les allemands.

Ce travail de recherche,d'analyse et d'écriture a été réalisé par un groupe d'élèves de 3°E et 3°D :

 

Gwenaëlle

 

Adrien

 

Laura

 

Maxime

 

Marie

 

Dylan

 

Marta

 

Camélia

 

Jean-Michel

 

Kélian

 

Lilian

 

Clément

 

Lorick

 

Thibault

 

Sophie

 

Bruno

 

Luna

 

Tom

 

Margaux

 

Océane

 

Alexandre

 

Cassandra

 

Océane

 

Amandine

 

 

 

 

 

 

 

Noël

 

Un résumé de sa vie, son récit de la guerre à travers ses lettre

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